Diptyque 5.4

Fil des billets

lundi 31 mai 2010

La nostalgie du cow-boy !, par Julio

En cherchent des informations pour écrire mon histoire, ça m'a propulsé en Espagne et au Mexique chez les vaqueros. En fait, les cow-boys était des hispaniques et des noirs affranchis. Mais comme j’avais inventé une histoire je vais vous la raconter.
Washington  1929
Le petit Robert : Maman ! Maman ! Papi est complètement ivre, il est tombé dans la cour.
Maryline la maman : Papa ! ou étais-tu passé ? Encore a traîner avec tes vieux copains au bar !
Josef le grand-père : Fichez-moi la paix. Si ta mère était de ce monde, tu n’oserais pas me parler de cette façon. Occupe-toi plutôt de ton imbécile de mari.
Maryline : Papa arrête d’agresser toujours mon mari. C'est lui qui nous donne a manger et grâce à lui, nous avons une position sociale avantageuse.
Josef : Quoi ? Que dis-tu ? Ce con de chez Wall-street ! Si on n’avais pas vendu la maison de ta mère, il ne serait qu'un minable. C'est un imbécile a cravate !
Le petit Robert : Maman ! Le papi il nous fait la honte. L’autre jour, à l’école, les enfants ils se sont moqué de moi, il dise que mon grand-père et un menteur et un ivrogne.
Josef : Non petit, le grand -père, il veut juste vous protèger. Je ne suis pas un menteur. Je bois un peu trop parfois, mais je ne suis pas un ivrogne.
Le petit Robert : Menteur ! Menteur, t'as jamais été un cow-boy !
Maryline : Tu es fière de toi, de raconter tes bêtise à Robert !

Le grand-père ne dit plus rien et monte dans sa chambre, puis il grimpe au grenier et il fait du bruit en déplacent une grosse malle.

Maryline : Robert, vas chercher ton papi. Dis lui que ton père va rentrer et qu’il descende pour le dîner.
Robert : Papi ! Maman te demande de descendre dîner.
Josef : Dis à ma fille que se soir, je ne soupe pas avec vous. Je me prépare pour partir chez moi.
Robert : Papi, c'est quoi la malle ! Que caches-tu là ?
Josef : Rien, des vieux trucs à moi et à ta mamie. Mais allez, va dîner.

Le mari rentre du boulot, et annonce la catastrophe la bourse à plonger et ils sont ruiné ! Comment expliquer à Maryline et à Robert qu’ils ont tout perdu ? Josef descend de sa chambre accoutré en cow-boy, avec sont colt a la ceinture, ses éperons, sa winchester, sa selle et sont lasso…

Maryline, Robert et le mari de Marilyne : Mais qu'est-ce qui arrive au papi. Il est devenu fou ?
Josef : Non je ne suis pas fou. J’ai appelé mes copains Pedro et Nelson. Nous repartons sur la route du far-west, comme au bon vieux temps des cow-boys.
Maryline et Robert : Attend-nous, ont vient avec toi.
Le mari : Et moi aussi.
Josef : Tu conduiras la charrette avec les mules. Ça te permettra d’avoir la tentation de nous voler et de prendre la fuite. Et moi de te balancer un coup de pétard connard !
Maryline : Papa ou allons nous.
Josef : En Californie a Sacramento d’où je viens !

Ceci est la participation de Julio au diptyque 5.4, l'histoire de la photo de Michel Clair

Je rêve que je rêve... , par l'Impatiente


Putain il va finir par me réveiller complètement avec sa sono et ses appels micros…j’arrive… j’arrive…

Mais je voudrais rester encore un peu dans mon rêve, celui que je fais toujours, celui sans qui cette vie…pff.

Dans mon rêve la piste est une scène et les buveurs de bière sont sagement assis dans leur fauteuil, certains ont mis leur belle tenue pour venir me voir. Dans mon rêve le rideau ne s’est pas encore ouvert…les techniciens mettent la dernière main aux décors, l’orchestre s’accorde… Je suis dans ma loge, bien sur j’ai le trac.

Mais bientôt il va s’envoler comme moi à la première note de musique.

Dans mon rêve, c’est la première fois qu’un si vieux danseur tient le rôle de Siegfried, le rideau va s’ouvrir… puis ce serra à moi d’entrer en scène…

Ça y est le trac s’est envolé, la musique me porte, j’entends encore un peu les mesures que je compte dans ma tête…1, et 2, et 3, et…dernières traces du trac, bientôt il n’y aura plus rien que mes pas sur la scène, que la musique , que les gestes si beaux de mes partenaires…

J’arrive…j’arrive… 20 ans que je n’ai jamais raté un départ, c’est pourtant pas l’envie qui me manque. 20 ans que je rafle tous les prix, c’est un bon gagne pain malgré tout, j’aurai pu trouver pire…

Pendant le rodéo, au moment où ça secoue le plus, je rêve que je danse, je suis un danseur étoile, écoutez Tchaïkovski… c’est beau non ? C’est peut-être pour ça que je gagne toujours, c’est peut-être ça « le truc » que tout le monde veut savoir, journalistes et concurrents.

S’ils savaient que si je tiens le plus longtemps sur ces canassons qui puent c’est parce que je danse !

Ceci est la participation de L'Impatiente au Dyptique 5.4. La photo est de Michel Clair

Playing for a hat full of nothing, par K

.. un soir de plus, criblé de fatigue, un soir de plus jusqu’au prochain,

il pense une fois encore avoir vécu trop longtemps la vie qu’il vit

comme le trop plein de carnets tenus sur la route et débordant de notes

toujours à devoir beaucoup trop prouver qui il est

il a fini par arpenter sa propre cage

comme s’il était quelqu’un d’autre, à mordre la poussière

à force d’avoir donné donné donné sans se soucier de ce qu’il voulait

vivre pour jouer ? jouer pour vivre ?

tout s’est embrouillé ,

confus il s’est perdu, cette carte n’était pas la bonne

qui l’a guidé vers ce chemin, l’obscurité

Plus personne pour écouter, fatigué des jours et des nuits

il ne sait plus où se trouve le futur qu’il a imaginé

il y a longtemps

il ne sait pas et il pourrait en faire une chanson...

qui raconterait qu’il a essayé,

qu’il a tout manqué, que tout était raté

qu’il en assez, qu’il est fatigué et las

et qui finirait pourtant ...

par demain,  

encore et toujours, une fois de plus,

recommencer...

« I'm gonna live forever
I'm gonna cross that river
I'm gonna catch tomorrow now”

Ceci est la participation de K à la session 5.4 du Diptyque;, l'histoire de la photo de Michel Clair

jeudi 27 mai 2010

5.4 Un jardin et un cow boy fatigué

Bon, on se détend, on reprend du poil de la bête et on repart. C'est vrai, j'ai failli abandonner la semaine dernière. Mais je ne suis pas de celle qui rendent leur tablier comme ça. Alors, êtes-vous prêts ? Voici de quoi il retourne.

1. le texte à illustrer est extrait d'un billet de Samantdi (eh oui, on reste du coté de Toulouse). Elle a depuis peu un jardin mais ne se découvre pas pour autant la main verte…

Dans mon jardinvague, il n'y a rien de tout cela : la terre est basse et l'herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n'aime pas jardiner ! C'est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d'enfant.
Ce que j'aime surtout, c'est m'amuser dans mon jardin, me coucher dans l'herbe, regarder les coquelicots et les boutons d'or pousser dans les herbes hautes et m'imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.
Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d'être devenue une adulte.

Un bout de jardin et laissez libre cours à votre fantaisie : photo, video, dessin, etc.

2. La photo dont il faut inventer l'histoire a été prise par Michel Clair qui nous avais déjà prêter une de ses photos, celle des draps noirs…

page 2 de 2 -