Diptyque 5.2

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mercredi 19 mai 2010

Diptyque 5.2, on récapitule

La seconde session de ce printemps enfin ensoleillé s'est achevée lundi soir. Il me reste à récapituler les participations toujours intéressantes.

1. Il fallait d'abord inventer l'histoire de la photo de Jonas Cuénin . Comme je le disais, j'aime beaucoup ce jeune photographe qui arrive à saisir des instantanés de vie de façon belle, amusante et toujours percutante.



Et voilà ce qu'à inspiré ceux qui ont participé à cette partie-là du Diptyque.
Voyager, par Lyjazz
La vengeance est in plat qui se mange froid, par Akynou
Lettre de New York, par Gilsoub
Liberté, par Samantdi
Deuxième session du cinquième diptyque, par Luce (qui a toujours des titres à faire frémir)
Let Your Little Light shine, par K
Sur la photo de Jonas, par Julio
Ferme les yeux par Bladsurb
Départ, par Anna

2. Et puis il fallait illustrer, par une photo ou autre chose, le texte tiré du blog de Marloute.

Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.

Ce qui a été fait avec
Rire, par Lyjazz
Je suis ravi au lit, par Gilsoub
Rires, sourires et grimaces, par Akynou
Alchimie particulière par Otir
Session 2 Dyptique 5, par Luce (qu'est-ce que je disais…)
Aging Children, I'm one, par K
La participation de Julio, par… Julio
Un clown au petit-déjeuner, par Bladsurb


Merci à tous


mardi 18 mai 2010

Voyager, par Lyjazz

Je cours, je cours, je composte et je suis sur le quai. Je cherche le n° de la voie, je me rends compte que j'ai le temps de chercher au sol le n° de ma voiture. Le train est annoncé, on l'entend, il arrive et file puis s'arrête dans un grincement métallique. Les portes s'ouvrent. J'ai eu le temps de prendre des photos. Des autres passagers. Du train.

Il y a comme une connivence et une retenue entre ces personnes et moi.

Nous allons tous passer la nuit ensemble dans le tangage et le roulis, dans le tatac tatoum des essieux sur les rails, dans le confort relatif et le cocon de nos couchettes standardisées.

J'imagine la vie de ces gens : cadre dynamique qui rentre chez lui ? Mère de famille ? Retraité qui part en visite ? Les énergies subtiles se croisent et les regards sont tournés vers le mur plutôt que vers les autres. L'heure est propice au retrait sur soi plutôt qu'au partage. Les lumières s'éteignent.

Je regrette un peu les vieilles voitures et leur fenêtre à guillotine, leur inscription sur plaque métallique : e pericoloso sporgersi.

C'était comme un appel au voyage, un appel à l'ouverture.

Ça donnait bien entendu envie de se pencher au-dehors. Pour voir arriver le train suivant ou celui qui nous croisait. Pour regarder le quai, la ville, la gare, d'un autre point de vue. Pour se montrer. Pour sentir l'air moite et sale de la gare, qui avait un goût de départ et d'ailleurs.

Je suis partie bien des fois déjà. Enfant, en groupe, pour des séjours en montagne ou au bord de la mer. Plus tard j'ai traversé la France, toujours en groupe, pour aller découvrir l'Angleterre, via Paris, le ferry. Dans l'excitation de l'inconnu qui appelle et qui nous fait vibrer, nous empêche de dormir, nous pousse à parler, lire, observer, s'interroger pendant toutes ces heures.

Il m'est arrivé ensuite de traverser la France en voiture et de rentrer en train de nuit après une journée d'aventure et de rencontre.

Et puis de faire l'inverse : aller à Paris en train et rentrer en camion, seule à bord, dans le soleil et la découverte du véhicule, faire mon tour de France, du sud ouest à Paris, de Paris en Arles, d'Arles au sud ouest. En deux jours. Jubilation de se sentir vivante, dans le soleil et la solitude. Mon sac en bandoulière, dans une ville inconnue, prête à tout, visage tournée vers le ciel et les yeux clos comme un chat ronronnant, profitant de la douceur de l'air sur ma peau.

Comme maintenant, démarrant une nouvelle vie à New York.

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Elle me hante, elle me crispe, elle m'obnubile et m'hypnotise depuis des années, depuis mes premiers Woody Allen et plus tard les Paul Auster. Une vision renouvelée de cette ville, que je veux vivre et sentir, observer et mémoriser.

Je ferme les yeux.

J'y suis. Je viens d'arriver.

C'est mon premier pas sur ce chemin.

Que me réserve-t-il ?

ooo

Ceci est ma participation au diptyque d'Akynou. La photo dont il fallait créer l'histoire est de Jonas Cuenin (très prometteur !). Lyjazz

Rire, par Lyjazz

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Deuxième volet du diptyque 5.2 selon Akynou... de Lyjazz

Il s'agissait d'illustrer le texte de Marloute :

“Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.”

La vengeance est un plat qui se mange froid, par Akynou

Oh c’est bon, nom de Dieu, qu’est-ce que c’est bon. Si j’avais su que cela faisait autant de bien, je n’aurais pas attendu aussi longtemps. Je suis au chômage, d’accord, mais quel pied je me suis pris, quel pied. Je me suis bien vengée.

Quel salaud quand même. Quel beau salaud. Enfin, je suis assez salope aussi, faut dire. Je l’ai bien eu. Il croyait quoi, ce gros porc, qu’il allait pouvoir me foutre dehors comme cela ? Sans que je bouge ? Je revois encore sa tête. Je me souviendrai de ça toute ma vie. Quand j’aurais besoin de me faire du bien, je repenserai à lui, à la tronche qu’il faisait. Oh je respire, je respire, il fait bon…

Il y a quinze jours, j’ai appris la nouvelle. Tu crois que c’est ce con qui me l’aurait annoncée. Ça fait deux ans que nous travaillons ensemble dans le même bureau. Que je fais partie de son équipe, que je lui écris ses textes, que je lui prépare ses cours, que je reçois ses étudiants. Voire même que je corrige les copies à sa place. En plus des miennes. Et puis l’université a décidé de supprimer des postes. Un fonctionnaire sur deux, vous connaissez la chanson. Encore plus facile quand on ne l’est pas encore, fonctionnaire. Il n’y a juste qu’à ne pas me renouveler mon contrat. Et mettre cela sur le compte de l’administration. Le pire c’est que lorsque je lui en ai parlé, il s’est presque mis à pleure : « Je n’y suis pour rien, je me suis battu pour toi tu sais, mais ils n’ont rien voulu savoir… » Tu parles. Ce qu’il ignore, c’est que la secrétaire de la présidente de la fac, c’est une amie d’enfance. Et c’est elle qui m’a appris la nouvelle. Et m’a décrit très exactement la façon dont mon patron avait défendu mon poste. En l’enfonçant gentiment, mais sûrement. Je ne suis pas indispensable.

L’infâme salaud. Quand j’y pense. Enfin, là, je suis peut-être au chômage, mais, lui, il est dans la merde.

Je me marre. C’est vrai, c’est drôle. Il a monté il y a quelques années un petit observatoire des inégalités hommes/femmes grâce à ses recherches en sociologie du genre. Au début, ce sont ses étudiants, dont je faisais partie, qui lui faisaient son secrétariat : saisie de données, gestion des fiches, courriers, agenda, etc. Et puis la structure a pris de l’importance, il lui fallait une secrétaire. N’ayant pas vraiment de statut ni de revenus, il ne pouvait bénéficier d’un emploi aidé. Alors une association, avec laquelle il travaille de temps à autres et dont il connaît le président, a fait la demande d’un contrat jeune travailleur auprès du conseil régional. Et la obtenu pour la mettre à la disposition de mon salaud. Ça fait un peu plus d’un an que dure cette petite magouille qui ne prête pas à conséquence. La jeune fille qui occupe le poste travaille réellement, dans un domaine intéressant, et comme elle est loin d’être bête, à la fin de ses deux ans, elle aura acquis suffisamment d’expérience en secrétariat et en communication pour postuler n’importe quel poste d’assistante. Alors qu’importe pour qui elle bosse vraiment.

Sauf que. Monsieur a également des ambitions politiques dans sa ville d’origine. Il est déjà conseiller général, mais là, il vise carrément la députation. Vous savez quoi, il a besoin d’un assistant là bas. Pas n’importe quel assistant, hein. Pas une petite secrétaire. Non, d’un jeune aux dents longues qui va pouvoir lui préparer le terrain. Mais il n’est pas encore élu. Alors il n’a pas les moyens de le payer. Et donc, qu’est-ce qu’il a trouvé comme idée lumineuse ? Hier, il a demandé à sa secrétaire, celle de l’emploi aidé, de démissionner, pour attribuer le contrat à son assistant. Le salopiau. Que la petite se retrouve au chômage, il n’en à rien à cirer. Elle était en larmes dans le bureau. Mais qu’est-ce que je vais faire ? Je n’ai même pas fait mes deux ans. Je n’ai même pas pu prévoir. Il m’a dit que j’avais deux jours pour lui donner ma démission.

Alors j’ai décroché mon téléphone. Et j’ai appelé son vrai patron. Le président de l’association. Et je lui ai demandé un rendez-vous, urgent. Deux heures après, j’étais dans son bureau, avec la secrétaire. Et j’ai tout déballé. Le contrat détourné bien sûr, mais aussi d’autres magouilles : les travaux des étudiants détournés, l’argent, les fausses signatures, bref, tout ce que deux ans de collaborations m’avaient appris. Evidemment, j’avais quelques preuves. On ne dégomme pas un mec connu et reconnu comme ça. Le président, d’abord estomaqué, était vert, de rage. A la fin, je lui ai demandé s’il avait besoin d’une secrétaire parce qu’en fait, il en avait une qui était très compétente et bosseuse. Il s’est tourné vers la jeune fille : « Nous sommes jeudi, vous pouvez commencer lundi ? »

Elle bichait. Mais avait un peu les pétoches d’affronter notre patron. Moi, plus rien à perdre, juste du mépris. Je lui ai promis que je serai au bureau le lendemain, au moment où elle cracherait le morceau. Je ne voulais louper ça pour rien au monde.

Ce matin, quand il est arrivé, elle était en train de ranger ses affaires dans un carton. Il lui a dit qu’elle prenait la bonne décision. Qu’il ferait en sorte de lui verser une prime pour sa compréhension de la situation. Elle ne répondait pas. Il s’est alors enhardi à lui demander s’il elle avait un autre boulot en vue. Là, elle a levé la tête. Si ses yeux avaient été des revolvers, je crois que j’aurais assisté à un meurtre. Elle s’est contenté de répondre : « Je commence à travailler lundi pour l’association. » Il a tiqué. Lui a demandé de répéter. Elle a pris ses affaires et est passée devant lui pour partir. Il lui a attrapé le bras. Elle a crié : « Ne me touchez pas ou je crie au viol ! » Il l’a lâchée, stupéfait. Elle est sortie de la pièce. Alors il s’est tourné vers moi. « Mais qu’est-ce qu’elle a cette folle ? Elle est complètement tarée de crier des choses pareilles. » J’ai souri. J’ai pris ma besace. Je me suis levée. J’ai contourné mon bureau que j’avais déjà entièrement vidé. Je me suis campée devant lui, et je lui ai raconté l’entrevue de la veille. Par le menu.

Il est devenu livide. Puis c’est mis à hurler. Il m’a traité de tous les noms : de salope, de mal baisée, d’enculée, de pute, et même de sale rouquine. Là, je me suis marrée. J’ai ouvert la porte. Mais avant de partir, je lui ai asséné le coup final. « Ah ! J’oubliais de te dire. Je crois que j’ai fais une bourde. Tu sais les photos que tu as prises avec ton étudiante de deuxième année, oui, celles prises à Eleuthera il y a deux mois. Tu vois, mais si tu vois, celles où vous êtes tous les deux en pleine action. Tu devrais protéger tes données tu sais…
- Quoi, beugla-t-il
- Eh bien, je l’ai envoyé à ta femme. Oups !

Et j’ai refermé la porte tout doucement. Je suis sortie de la fac. J’ai allumé une cigarette, j’ai rempli mes poumons d’air. Putain, c’est bon, c’est bon.

Ceci est, vous l'aurez compris, ma participation au diptyque 5.2, l'histoire de la photo. Elle m'a été inspirée par la photo de Jonas Cuénin et par une vieille histoire…

 

Je suis ravi au lit…, par Gilsoub

Là, explique Gilsoub, je transgresse carrément la partie photographique du diptyque 5.2 d'Akynou , où il s'agit d'illustrer un texte...

Ce texte est bien trop précis à mon goût pour pouvoir divaguer dans l'imaginaire, et pour rester dans l'honnêteté, il oblige à avoir enfants, conjoints ou bestioles de compagnie ! Mais jugez par vous même le beau texte à illustrer extrait d’un billet de Marloute  :

Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.



Donc c'est d'une manière tout à fait détournée que je vais illustrer ce thème. Bien qu'il ne se lave pas les dents, je peux prendre mon petit dej en sa compagnie et même rigoler ! quant aux postures ridicules, des fois elles ne manquent pas. Gloussement il n'y a point, ou alors ce n'est pas de son fait, par contre quelques craquements se sont déjà fait entendre, et quand je pars bosser, c'est son drôle de sourire qui me dis, même s’il en est un peu froissé : je t'attends ce soir...
Je parle de mon lit, bien sûr!

Lettre de New York…, par Gilsoub

New York, le 11 septembre 

Salut Gégé, j’espère que tu vas bien. Je t’avais promis de te laisser des nouvelles. Je suis arrivé il y a deux jours à big apple. J’ai été invité par Judith, tu sais cette nana que j’ai connue sur un forum internet. C’est une Française qui habite ici. On a pas mal communiqué par mail (d'ailleurs, faudrait que tu t’y mettes !) et par ICQ[1]   et je pensais que j’étais tombé amoureux ! 

J’ai réussi à vendre à mon patron un reportage sur New York. Il m’a dit OK si je me démerdais. Si c’est bon, il achète sinon… Au moins, il me paye le billet d’avion, je lui ai dit que j’étais logé par une copine.

Alors la Judith, comment te dire ? Elle est venue me chercher à l’aéroport, et là, le choc, elle ne ressemble pas du tout à ce que j’attendais. Elle ressemble plus à une Amerloque pur jus qu’a une petite Parisienne. La casquette vissée sur la tête, les couettes que je te fais croire que je suis une lolita, rousse, mais même pas les yeux verts ! Tu sens bien que dans quelques années, les hamburgers auront fait leur effet. Sinon elle est gentille, mais chiante ! Dès mon arrivé elle m’a sauté dessus et m’a embrassé, je ne te raconte pas la galère ! Elle avait organisé une petite « Party », comme ils disent là-bas, avec des copains et des copines à elle pour présenter le petit frenchy et là je crois que j’ai déconné…

Tu me connais, moi d’habitude réservé et tout et tout… Et bien là, je me suis lâché. Il faut dire qu’elle avait une copine, une beauté que même pas tu crois que cela peut exister ! Brune aux yeux verts, mignone que c’en est indécent. En plus, elle parlait super bien le français. Bref, j’ai kiffé sur elle, et bien sûr Judith s’en est aperçu. Elle nous a fait la gueule toute la soirée, surtout quand je me suis éclipsé quelque temps avec elle. Je te raconterai à mon retour… Si je reviens.

 En attendant, Judith m’a jeté de chez elle, et Lorie ne peut pas m’héberger, je suis un peu dans la merde, j’ai trouvé un petit hôtel pouilleux pas trop cher, mais bon, à la guerre comme à la guerre. Judith m’a aussi promis de me pourrir mon reportage. Elle a juré qu’elle ou un de ses amis serait toujours sur mes photos !

 Et la garce réussit ! 

Tiens j’ai fait développer 3 pellicules et à chaque fois elle est dessus. J’ai beau faire, bien regarder, toujours, au moment du clic, clac, elle apparaît ! Je t’envoie, une photo pour te montrer la galère ! Faut que je trouve une solution !

Bon, allez, je te laisse, je vais photographier New York vu du World strate Center, je serais curieux de savoir comment elle va me pourrir mes photos de là-haut !

Fais la grosse bise aux copines, et à bientôt…

Robert



crédit photo: Jonas Cuenin


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Voici la participation écrite de Gilsoub au diptyque d'Akinou ...

Notes :

[1] Ancêtre de MSN

lundi 17 mai 2010

Rires sourires et grimaces, par Akynou


Photo prise pour illustrer le texte de Marloute

“Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.”



A l’occasion du jeu Diptyque 5.2, version Trouvez l’illustration du texte

Alchimie particulière, par Otir

Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.

Marloute

Otir  a filmé vingt secondes de vie matinale comme illustration toute personnelle de l'extrait du joli billet de Marloute, pour le jeu du Dyptique 5.2. proposé par Akynou. Mais pour le voir, il faut aller sur son blog.

dimanche 16 mai 2010

Liberté, par Samantdi

Je me réjouis de pouvoir marcher dans la rue, les couettes au vent, sans que personne ne m'ait mis en tête l'idée que mes cheveux sont indécents, qu'une femme honnête doit les cacher sous un tissu opaque.
Je me réjouis d'aller vers mon destin, à la croisée de chemins nombreux et variés.
Je me réjouis de pouvoir faire des études.
Je me réjouis de pouvoir aimer la personne de mon choix sans que personne ne m'impose un mari.
Je me réjouis d'aller et de venir sans que personne ne m'impose de rester enfermée chez moi.
Je me réjouis de pouvoir faire l'amour sans risquer d'être enceinte contre ma volonté grâce à divers choix contraceptifs accessibles.
Je me réjouis de pouvoir mettre au monde avec le même bonheur des filles et des garçons sans que personne y trouve à redire.
Je me réjouis de pouvoir adhérer librement à un parti politique, à un syndicat, rejoindre une association.

Je marche dans la rue, le vent sur mon visage.

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Ce texte est ma participation au Diptyque 5.2 d'Akynou.
Il illustre la photo de Jonas Cuénin.
Il m'a été inspiré par la libération de Clothilde Reiss, jeune universitaire retenue prisonnière en Iran depuis des mois et qui a pu rentrer en France aujourd'hui.
Quoi qu'on en pense, quelles que soient les critiques que l'on peut adresser au gouvernement actuel et à son président, je me réjouis de vivre dans un pays démocratique et laïque.

session 2 diptyque 5, par Luce

session 2 dyptique 5 par luce ses merveilles
"Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents
ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire
rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements
me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de
son rire dans un coin de ma tête."
Marloute

Et ceci est la participation de Luce à à la deuxième session du diptyque 5, l'illustration d'un texte emprunté
au blog de
Marloute. Elle n'a pas pu résisté tant elle aurait pu l'écrire, ce texte.

Deuxième session du cinquième dyptique, par Luce

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photo Jonas Cuénin

Je me baladais sur l'avenue le cœur ouvert à l'inconnu quand je la vis. Nathalie, ou peut être Marie au regard suspendu. Elle avait l'air d'une femme qui attend le bon moment et l'heure pour offrir ses présents. Une femme d'aujourd'hui, d'ailleurs et d'ici, qui se dévoile et qui suit ses envies. J'imagine qu'au fond de son lit un macho s'endort, qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore, mais elle s'en fout. Enfin je la voyais sur la route venir et de la voir ainsi j'eus envie de chanter

Quelquefois si douces, quand la vie me touche comme nous tous alors si douces. Quelquefois si dures que chaque blessure longtemps me dure. Quelquefois si drôles sur un coin d'épaule oh oui si drôles regard qui frôle. Quelquefois si seules parfois elles le veulent oui mais si seules oui mais si seules.

Reconnaîtrez vous les paroles des chansons qui forment ce texte ?

Luce

Let your little light shine, par K

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(Photo de Jonas  Cuénin )

Je suis dehors et dedans, partout, nulle part. Indécelable. Tout ce qui trotte ici et là trotte
aussi dans ma tête. Mobile. Libre. J’avance...The pursuit of happiness ?
Ténue, éthérée, d’un point à un autre, un peu perdue dans les transitions...
Les arbres sont immobiles. Discrets, ils sacrent le printemps bourdonnant, encore fragile.
Je marche à contretemps du rythme de la cité. Insouciante et volatile.
Qu’aurais-je à faire de la street credibility ... ? Dégagée.
Comme enfin délestée des pièges de la ville, des tours, du béton, du grondement et
des heures de cendre...

Tout glisse, le vent et le bruit, comme une barque frêle sur l’eau...
En me concentrant fort, parviendrai-je à m’envoler ?

K

Aging children, I am one, par K

La deuxième partie, prenons le texte (auteur Marloute) et voici l'illustration...

Aging children, I am one

Encore maintenant, quand je le croise le matin,
qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner,
je ne peux pas m’empêcher de le faire rire.
Une grimace, une imitation, une posture ridicule.
Ses gloussements me réchauffent le cœur.
Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.

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K

Sur la photo de Jonas, par Julio

Participation au diptyque d’Akynou !


Ça fait quelque jours que je cherche un sujet pour pouvoir participer au jeu d’Akynou mais rien, le vide sidéral, ou plutôt si des conneries. Jeudi dernier j’étais a Strasbourg une très belle ville, je dis ça parce qu’il ne faut jamais se filer aux apparences. Strasbourg est une des villes les plus élégantes de France et sans-doute la plus propre, et ses habitants n'ont pas l’accent des Alsaciens de ma proche région du Haut-Rhin.
Tout ceci pour dire que la fille de la photo me laisse de marbre. Je ne lui trouve aucun charme. Une fille avec un look à chier dans une rue déserte de New York. Si ça trouve, c'est une spécialiste en Histoire, les pays de l’Est n'ont aucun secret pour elle ; elle connaît tout sur la Lituanie. Mais franchement, ont s'en fout de Vilnius.
 Si ça se trouve, même la bague au doigt est fausse. C'est encore une écologiste qui préfère la ville et sa contamination à la campagne. Ou peut-être une paysanne du Dakota qui veut conquérir New York. Je suis un peu méchant et oublis ma propre histoire. L'homme est souvent amnésique !

Julio

La participation de Julio

Encore maintenant, quand je le croise le matin, qu’il se lave les dents ou prend son petit déjeuner, je ne peux pas m’empêcher de le faire rire. Une grimace, une imitation, une posture ridicule. Ses gloussements me réchauffent le cœur. Alors, je pars travailler avec le son de son rire dans un coin de ma tête.

 Julio

Jeudi 6 mai 2010 a Strasbourg

Petite plaisanterie 15 ans plus tard

Quand je la croise le matin, qu’elle se gratte le cul et enfile sont dentier, qu’elle rote en prennant sont copieux déjeuner, je ne peux m’empêcher de rire d’elle. Et je pars pointer a pôle emploi, avec les cris quelle pousse dans mes oreilles. Mais d’abord un petit tour cher Georgette boire un petit blanc et faire mon tiercé !

Oh ! la bestiole elle a bien évolué !

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