mardi 1 juin 2010

LIKE THE COLOR WHEN THE SPRING IS BORN, par K

Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela :

la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle.

Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner !

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C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.
Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe,

regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et

m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.

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Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

chatte

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

***

(Ceci est la participation de K au diptyque 5.4 d'Akynou. Le texte est de Samantdi )

Je fais du jardinage, mais pas que ça !, par Julio

Je fais du jardinage, mais pas que ça !

1. le texte à illustrer est extrait d’un billet de Samantdi (eh oui, on reste du coté de Toulouse). Elle a depuis peu un jardin mais ne se découvre pas pour autant la main verte…

Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.
Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.
Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.
Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

Photo de Julio

La jungle et la coccinelle, par Otir

La jungle et la coccinelle from Otir on Vimeo.

Dans mon jardinvague, il n'y a rien de tout cela : la terre est basse et l'herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n'aime pas jardiner ! C'est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d'enfant.
Ce que j'aime surtout, c'est m'amuser dans mon jardin, me coucher dans l'herbe, regarder les coquelicots et les boutons d'or pousser dans les herbes hautes et m'imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.
Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d'être devenue une adulte.



Sur un texte de Samantdi, pour le dyptique 5.4 d'Akynou
Otir

Jardin intérieur, par une Impatiente

"Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.

Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.

Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte."


Ceci est ma toute première participation aux dyptiques  d'Akynou qui m'ont si longtemps fait réver.

Il fallait illustrer un texte de Samantdi

Cette photo à été prise dans les pyrénnées Ariègeoises, au bord d'un lac après la sieste....

Une impatiente

Petite, par Luce


Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.

Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières. Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

Il s'agit d'illustrer ce texte de samantdi avec une photo. Sur celle ci je dois être dans ma troisième année, à peine plus jeune que ma fille actuellement. C'est Chiboum qui m'a donné l'envie de publier cette photo

Luce

lundi 31 mai 2010

Jardin d'enfance, par Abbe

Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.

Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.

Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

 

(Avec mon papy, jardin de la maison dans l'Yonne. Sans doute vers 4 ans, à l'âge de ma fille aujourd'hui).

Ceci est ma participation au dyptique 5.4 d'Akynou, version : illustrer le texte qui est cette semaine de Samantdi

Anne

Le verre cassé, par Akynou

Nous étions dans ce petit bar du barrio chino barcelonais, celui d'avant la reconstruction et des jeux Olympique. Un petit bar de rien du tout, entièrement rouge, dont le décor n'avait pas bougé depuis une vingtaine d'année, quand le patron avait cassé sa pipe. Des vieilles bouteilles pleines de poussières, des tableaux copiant Toulouse Lautrec, un vieux gramophone et une bande sonore qui passait du Piaf à longueur de soirée. La petite vieille, derrière le comptoir, servait des pastis et un vin de sa fabrication qui auraient rendu alcoolique un mormon pratiquant tant ils étaient bons.

C'était un tout petit bar, avec quelques tables seulement, nous nous pressions près du comptoir ou, aux beaux jours, nous sortions avec nos verres dehors et ne rentrions que pour les remplir à nouveaux. Nous étions jeunes, nous étions beaux, et nous étions des borrachos. Et la patronne nous rabrouait trop impatients que nous étions d'être servis.

C'était un tout petit bar où nous allions souvent, nous les étudiants de la faculté de droit.

C'était un tout petit bar et nous étions des étudiants, insouciants, aimant boire, rire, chanter et courir les jolies filles. Et la patronne, derrière sa grande gueule cachait un bon cœur.

C'était un tout petit bar au murs rouge sang.

Un soir, il est entré comme ça. On ne l'avait jamais vu avant. Il est arrivé, sans prévenir. Juste, il était là. Il s'est installé dans un coin de la salle, l'air accablé, comme abasourdi, les yeux pleins de fièvre. De la mauvaise fièvre, celle de la jalousie, du doute et du malheur. Il pleurait silencieusement, mais sans s'arrêter. Il pleurait comme un fou. Il pleurait, comme un gosse désespéré, une ingrate qui l'avait abandonné.

Un soir, il est entré en pleurant. Nous ne l'avions jamais vu avant. Il s'est assis les yeux pleins de fièvre, accablé et abasourdi par son malheur. Il pleurait sans pouvoir se retenir, sans pouvoir s'arrêter, sans pouvoir… Il pleurait la tête dans ses bras, posés sur la table, son chapeau de cow boy de travers. Il pleurait une ingrate qui s'était fait la belle.

Un soir il est entré et il s'est assis à la table du fond, les yeux emplis de chagrin et il a commandé un verre que la patronne lui a servi sans rien dire. Puis un autre, puis un autre. Il pleurait comme seuls les fous de malheur peuvent le faire. Alors, lassée de faire l'aller retour ou émue par sa détresse, elle lui a laissé la bouteille.

Avec lui, il n'était pas seul, un autre homme, à peu près du même âge. Qui le tenait par l'épaule. Et tentait de le raisonner. Arrête de boire, lui disait-il. Arrête de boire. Tu es déjà plein comme une outre. Arrête, ça suffit, ça ne la fera pas revenir. Elle s'en fout, elle est partie.

Avec lui, un compagnon, sans doute le meilleur,qui savait tout de lui, de son malheur, qui tentait de retenir ses gestes, ses pleurs, ses verres. Tu ne guériras rien avec des larmes, ni avec des cris, ni avec du vin. Elle est partie,

Avec lui un compagnon, arrête, reprends-toi. Crois-tu que te saouler à mort changera quelque chose ? Crois-tu que le vin te la fera oublier. Mais idiot que tu es regarde-toi ! Au contraire, il avive ta douleur  et ton cœur se souvient d'elle encore plus fort. Ami, je t'en conjure, cesse de gémir, chasse-la de tes pensée.

Avec lui un compagnon que d'un geste brusque il écarta en se levant. Il saisit son verre en hurlant et le mordit avec férocité. Le silence s'était fait dans la salle, nous regardions tous sa bouche en sang, le verre de vin, et le malheur dans ses yeux.

Il saisit son verre et le mordit sauvagement, le cassant d'un coup de mâchoire rageur. Le sang giclait, se mélangeant au vin et nous étions là, muets d'horreur et de peine à le regarder, à voir ses yeux fous, et nous n'osions pas bouger.

Le sang giclait et nous n'osions plus bouger.

Alors, il s'est tourné vers nous, et dans un rictus, il a hurlé

Amis, n'ayez pas peur. Oui ! je me suis coupé les lèvres, mais c'est pour effacer la trace des baisers que m'a donné cette traitresse.

Amis, n'ayez pas peur. Oui ! je déchire ma bouche, je veux tout gommer d'elle jusqu'au souvenir de ses lèvres sur les miennes,
Amis, n'ayez pas peur.

Patronne, sers-moi le vin dans ce verre cassé, sers-moi, parce que je souffre
Patronne, sers-moi encore du vin, parce que cette obsession me détruit et que je veux l'oublier
Patronne, sers-moi encore de ce vin. Je veux boire dans cette coupe cassée
Patronne, sers-moi, je veux saigner, goutte à goutte, le venin de cet amour maudit !



Aturdido y abrumado, por la duda de los celos
se ve triste en la cantina a un borracho ya sin fe
con los nervios destrozados y llorando sin remedio
como un loco atormentado por la ingrata que se fue.

Se ve siempre acompañado del mejor de los amigos
que le acompaña y le dice ya esta bueno de licor,
nada remedia con llanto, nada remedia con vino
al contrario, la recuerda mucho mas tu corazón.

Una noche como un loco, mordió la copa de vino
y le hizo un cortante filo, que su boca destrozo
y la sangre que brotaba, confundiose con el vino
y en la cantina este grito a todos estremeció.

No se apure compañero si me destrozo la boca
no se apure que es que quiero con el filo de esta copa
borrar la huella de un beso, traicionero que me dio.

Mozo, sírveme, la copa rota
sírveme que me destroza, esta fiebre de obsesión.
Mozo, sírvame, la copa rota
quiero sangrar gota a gota, el veneno de su amor.

Il y a des versions meilleures de cette chanson. Notamment celle d'un ami maintenant décédé qui s'appelait Agustin Peiro, mais que je n'ai pas retrouvée. Je pense très fort à lui et je lui dédie ce texte.

Ceci est ma participation au Diptyque 5.4, l'illustration de la photo de Michel Clair

Cessez le feu, par Samantdi

Maintenant, il ne me reste plus qu'à m'endormir, le chapeau sur les yeux, comme un vieux cow-boy revenu de tout.
Ils ont décrété la bonne santé obligatoire et chacun cultive ses navets au crottin de cheval et fabrique son savon aux pétales de coquelicot.
Qu'ils vivent centenaires et s'en étouffent, de leurs cinq fruits et légumes quotidiens !

Ils m'ont effacé des affiches de cinéma, des couvertures de magazines, et, bien sûr, des paquets de cigarettes qui avaient fait ma renommée.
Tant de soirées âpres et de voix éraillées, tant d'odeurs âcres et de petits matins amnésiques ont englouti votre jeunesse et la mienne.
Toutes sous le signe du triangle rouge et blanc.

Vous avez remplacé vos dents jaunies par des couronnes immaculées, celles que l'on pose juste avant le cimetière.
Ils m'ont remplacé par leurs images obscènes de mourants et d'organes monstrueux.
Vous n'ignorez plus que fumer tue.

Mais souvenez-vous que vous mourrez quand même, vous les mangerez par la racine, vous aussi, vos pissenlits. 

 

Ce texte est la participation de Samantdi au diptyque 5.4, il m'a été inspiré par cette photo de Michel Clair

Game over, par Bladsurb


Speak Skin - Plus Rien À Dire
Originally uploaded by michel clair.

Sur ses bras repliés il a posé la tête.
Il rumine, à l'écart, son amère défaite.
Il ne parle à personne, et ses amis s'inquiètent.
Il ne veut plus partir pour de nouvelles quêtes.

Son neveu l'a vaincu à Red Dead Redemption.
Il ne s'est pas remis de cette humiliation.
Et depuis hier soir, il boude la fête.



Ceci est la participation de Bladsurb à la session 5.4 du diptyque d'Akynou.

La fête, par Anna

C’était gentil de leur part, vraiment. Organiser une fête d’anniversaire à la maison pour mes 80 ans, inviter tout le monde, jouer la fiction de la famille unie… C’est pas qu’ils ne s’aiment pas, mais tout de même, je le sais bien que tous nos enfants ne s’entendent pas comme larrons en foire. Ils sont mignons de faire l’effort. Au moins, il y a les petits.

Tiens, en parlant d’eux ! J’en vois deux qui vont en chercher deux autres et encore trois, et qui discutent, tout excités, en montrant un papier. Ils me regardent en coin. On dirait qu’ils aimeraient me demander quelque chose, mais ils n’osent pas trop. Je m’approche doucement, et je leur demande ce qu’ils font.

“Regarde Grand-Mère ! C’est Grand-Père, hein ?”

C’est lui, en effet. Mais qu’est-ce qui les énerve tant dans cette vieille photo ?

“Alors, Grand-Mère, Grand-Père était un cow-boy ?”

Est-ce que je dois leur dire que la photo date de nos trois semaines en Australie, le jour où il a acheté ce chapeau qui doit d’ailleurs traîner aujourd’hui quelque part au grenier, et que c’est moi qui l’ai prise ? On ne doit pas mentir aux enfants. Mais pourquoi faire s’éteindre leurs petites mines pleines d’espoir ?

Je les ai bien regardés, l’un après l’autre, droit dans les yeux. J’ai posé un doigt sur mes lèvres. Chuuuuuuut…



Ce texte est la participation d'Anna au cinquième diptyque d’Akynou, quatrième semaine - il s’agissait d’écrire un texte inspiré par la photo ci-dessus, prise par Michel Clair.

Rendez-vous, par Lyjazz

James et Ilona, pendant cet hiver-là, ont pris plaisir à se retrouver dans la ville. Comme s'ils revivaient des moments précieux de leur jeunesse.

J'ai déjà dit leurs yeux de stupre et leurs doigts fébriles, lorsqu'ils ont renoué.

Rien en commun. Trop de séparation. Trente ans, ce n'est pas rien. Mais le souvenir d'heures douces et intenses, de plaisir de la chair libre et inventif.

Ce qui suffisait à les combler d'aise. Pour l'instant.

Quelques fois ils se sont vus à l'hôtel.

Mais par une fenêtre météo clémente exceptionnelle en ce mois de janvier ils se sont donnés rendez vous dans le bois de sapin vers 14h. Il faisait chaud, le versant était ensoleillé, le tapis d'aiguilles n'était pas confortable. La longue veste en laine d'Ilona posée au sol a servi d'amortisseurs à leurs genoux lorsqu'ils ont décidé de faire l'amour par derrière.

James avait gardé son chapeau aux larges bords et sa veste de cowboy en toile épaisse. Ilona avait juste remonté sa longue jupe.

La marche vers ce coin tranquille, l'idée qu'ils allaient faire l'amour, avaient suffi à les échauffer.

Ils s'étaient embrassés goulument, léchés un peu, frottés contre les arbres. En accord avec la nature. Tous leurs sens en éveil, sensibles à la douceur inespérée de l'air, aux odeurs de résine et d'humus, aux bruits du bois.

James, n'y tenant plus, avait collé la belle Ilona contre le tronc d'un pin, lui avait d'abord enfilé un doigt pour la surprendre, avant de l'empaler de son vit.

La position, quoique délicieusement prometteuse, l'avait vite fatigué.

C'est ainsi qu'il s'étaient retrouvés sur la longue veste dans les aiguilles de pin.

Pour être de nouveau remplie, Ilona avait demandé le quatre pattes. Et les voilà feulant et s'activant, tout à la concentration des sensations en eux, dans le rythme.

Ils avaient d'abord été surpris par la course d'un écureuil.

Puis, à l'acmé, une détonation.

James était tombé. Visage extatique.

Ilona l'avait recouvert de son chapeau. Avait croisé ses mains sur son torse. Tel un cowboy endormi.

Au loin on entendait le train.

Ilona est redescendue seule.

Toutes les histoires sont vraies. Surtout celle-là. Ainsi va la vie.

ooo

Ceci est la participation de Lyjazz au diptyque 5.4. La photo est de Michel Clair dont une précédente photo, utilisée déjà dans un diptyque, lui avait inspiré ce texte.

La nostalgie du cow-boy !, par Julio

En cherchent des informations pour écrire mon histoire, ça m'a propulsé en Espagne et au Mexique chez les vaqueros. En fait, les cow-boys était des hispaniques et des noirs affranchis. Mais comme j’avais inventé une histoire je vais vous la raconter.
Washington  1929
Le petit Robert : Maman ! Maman ! Papi est complètement ivre, il est tombé dans la cour.
Maryline la maman : Papa ! ou étais-tu passé ? Encore a traîner avec tes vieux copains au bar !
Josef le grand-père : Fichez-moi la paix. Si ta mère était de ce monde, tu n’oserais pas me parler de cette façon. Occupe-toi plutôt de ton imbécile de mari.
Maryline : Papa arrête d’agresser toujours mon mari. C'est lui qui nous donne a manger et grâce à lui, nous avons une position sociale avantageuse.
Josef : Quoi ? Que dis-tu ? Ce con de chez Wall-street ! Si on n’avais pas vendu la maison de ta mère, il ne serait qu'un minable. C'est un imbécile a cravate !
Le petit Robert : Maman ! Le papi il nous fait la honte. L’autre jour, à l’école, les enfants ils se sont moqué de moi, il dise que mon grand-père et un menteur et un ivrogne.
Josef : Non petit, le grand -père, il veut juste vous protèger. Je ne suis pas un menteur. Je bois un peu trop parfois, mais je ne suis pas un ivrogne.
Le petit Robert : Menteur ! Menteur, t'as jamais été un cow-boy !
Maryline : Tu es fière de toi, de raconter tes bêtise à Robert !

Le grand-père ne dit plus rien et monte dans sa chambre, puis il grimpe au grenier et il fait du bruit en déplacent une grosse malle.

Maryline : Robert, vas chercher ton papi. Dis lui que ton père va rentrer et qu’il descende pour le dîner.
Robert : Papi ! Maman te demande de descendre dîner.
Josef : Dis à ma fille que se soir, je ne soupe pas avec vous. Je me prépare pour partir chez moi.
Robert : Papi, c'est quoi la malle ! Que caches-tu là ?
Josef : Rien, des vieux trucs à moi et à ta mamie. Mais allez, va dîner.

Le mari rentre du boulot, et annonce la catastrophe la bourse à plonger et ils sont ruiné ! Comment expliquer à Maryline et à Robert qu’ils ont tout perdu ? Josef descend de sa chambre accoutré en cow-boy, avec sont colt a la ceinture, ses éperons, sa winchester, sa selle et sont lasso…

Maryline, Robert et le mari de Marilyne : Mais qu'est-ce qui arrive au papi. Il est devenu fou ?
Josef : Non je ne suis pas fou. J’ai appelé mes copains Pedro et Nelson. Nous repartons sur la route du far-west, comme au bon vieux temps des cow-boys.
Maryline et Robert : Attend-nous, ont vient avec toi.
Le mari : Et moi aussi.
Josef : Tu conduiras la charrette avec les mules. Ça te permettra d’avoir la tentation de nous voler et de prendre la fuite. Et moi de te balancer un coup de pétard connard !
Maryline : Papa ou allons nous.
Josef : En Californie a Sacramento d’où je viens !

Ceci est la participation de Julio au diptyque 5.4, l'histoire de la photo de Michel Clair

Je rêve que je rêve... , par l'Impatiente


Putain il va finir par me réveiller complètement avec sa sono et ses appels micros…j’arrive… j’arrive…

Mais je voudrais rester encore un peu dans mon rêve, celui que je fais toujours, celui sans qui cette vie…pff.

Dans mon rêve la piste est une scène et les buveurs de bière sont sagement assis dans leur fauteuil, certains ont mis leur belle tenue pour venir me voir. Dans mon rêve le rideau ne s’est pas encore ouvert…les techniciens mettent la dernière main aux décors, l’orchestre s’accorde… Je suis dans ma loge, bien sur j’ai le trac.

Mais bientôt il va s’envoler comme moi à la première note de musique.

Dans mon rêve, c’est la première fois qu’un si vieux danseur tient le rôle de Siegfried, le rideau va s’ouvrir… puis ce serra à moi d’entrer en scène…

Ça y est le trac s’est envolé, la musique me porte, j’entends encore un peu les mesures que je compte dans ma tête…1, et 2, et 3, et…dernières traces du trac, bientôt il n’y aura plus rien que mes pas sur la scène, que la musique , que les gestes si beaux de mes partenaires…

J’arrive…j’arrive… 20 ans que je n’ai jamais raté un départ, c’est pourtant pas l’envie qui me manque. 20 ans que je rafle tous les prix, c’est un bon gagne pain malgré tout, j’aurai pu trouver pire…

Pendant le rodéo, au moment où ça secoue le plus, je rêve que je danse, je suis un danseur étoile, écoutez Tchaïkovski… c’est beau non ? C’est peut-être pour ça que je gagne toujours, c’est peut-être ça « le truc » que tout le monde veut savoir, journalistes et concurrents.

S’ils savaient que si je tiens le plus longtemps sur ces canassons qui puent c’est parce que je danse !

Ceci est la participation de L'Impatiente au Dyptique 5.4. La photo est de Michel Clair

Playing for a hat full of nothing, par K

.. un soir de plus, criblé de fatigue, un soir de plus jusqu’au prochain,

il pense une fois encore avoir vécu trop longtemps la vie qu’il vit

comme le trop plein de carnets tenus sur la route et débordant de notes

toujours à devoir beaucoup trop prouver qui il est

il a fini par arpenter sa propre cage

comme s’il était quelqu’un d’autre, à mordre la poussière

à force d’avoir donné donné donné sans se soucier de ce qu’il voulait

vivre pour jouer ? jouer pour vivre ?

tout s’est embrouillé ,

confus il s’est perdu, cette carte n’était pas la bonne

qui l’a guidé vers ce chemin, l’obscurité

Plus personne pour écouter, fatigué des jours et des nuits

il ne sait plus où se trouve le futur qu’il a imaginé

il y a longtemps

il ne sait pas et il pourrait en faire une chanson...

qui raconterait qu’il a essayé,

qu’il a tout manqué, que tout était raté

qu’il en assez, qu’il est fatigué et las

et qui finirait pourtant ...

par demain,  

encore et toujours, une fois de plus,

recommencer...

« I'm gonna live forever
I'm gonna cross that river
I'm gonna catch tomorrow now”

Ceci est la participation de K à la session 5.4 du Diptyque;, l'histoire de la photo de Michel Clair

jeudi 27 mai 2010

5.4 Un jardin et un cow boy fatigué

Bon, on se détend, on reprend du poil de la bête et on repart. C'est vrai, j'ai failli abandonner la semaine dernière. Mais je ne suis pas de celle qui rendent leur tablier comme ça. Alors, êtes-vous prêts ? Voici de quoi il retourne.

1. le texte à illustrer est extrait d'un billet de Samantdi (eh oui, on reste du coté de Toulouse). Elle a depuis peu un jardin mais ne se découvre pas pour autant la main verte…

Dans mon jardinvague, il n'y a rien de tout cela : la terre est basse et l'herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n'aime pas jardiner ! C'est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d'enfant.
Ce que j'aime surtout, c'est m'amuser dans mon jardin, me coucher dans l'herbe, regarder les coquelicots et les boutons d'or pousser dans les herbes hautes et m'imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.
Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d'être devenue une adulte.

Un bout de jardin et laissez libre cours à votre fantaisie : photo, video, dessin, etc.

2. La photo dont il faut inventer l'histoire a été prise par Michel Clair qui nous avais déjà prêter une de ses photos, celle des draps noirs…

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